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2012-03-05T13:55:00+01:00

MONOBLOG : il y a des jours où tout va mal ...

Publié par Jean-Pierre

    

 

monoblog

                            Il y a des jours où tout va mal !

 

 Mesdames et messieurs, il y a des jours où tout va mal ...

Dès que vous vous réveillez ...Tout va mal !

Tenez moi...

Je n'ai pas dit « Retenez-moi ! »...

Bon, moi par exemple, ce matin, je me réveille, j'ouvre un oeil, pour voir si tout va bien … Bien !

J'ouvre l'autre … pour en être sûr … et là, je vous le donne en mille !

Je m’aperçois que je suis dans de beaux draps!

Ah! J'ai beau les regarder dans tous les sens! Pour être beaux ils sont beaux... Alors pour échapper à la fatalité, j'en sors !

Enfin je jette mes draps à terre... Je me lève coi …

Dans ces cas-là, il vaut mieux ne pas parler !

Je prends mon café... Je bois la tasse … et comme je ne sais pas nager, j'ai failli couler !

Il y a des jours où tout va mal !

C'est là que je me suis mis à broyer du noir… sans sucre à cause du diabète...

Pour me remettre, j'ai voulu de boire de l'eau...J''y ai renoncé …

Par peur de me noyer dans un verre d’eau !

Finalement, j'ai bu du lait... Pour avoir du bol …. j'en ai pris un, je me suis servi à raz le bol car ça commençait à bien faire !

Puis, je suis passé aux toilettes ! Tout allait bien...Je m'en sortais bien !

Mais en sortant je me retourne et je jette un œil au fond de la cuvette...

Il y est resté !

Je n'en croyais pas mes yeux ! Enfin celui qui me restait...

Parce l'autre au fond du trou me regardait comme au fond de la tombe, l'oeil regardait Caïn !

Il y a des jours où tout va mal !

Enfin cahin-caha, je mets mes chaussures. Je sors et là je m’aperçois que je suis à côté de mes pompes !

Oui, mes pompes marchaient à côté de moi, au même rythme.

Quand je m'arrêtais, elles stoppaient.

Quand je repartais, elles redémarraient.

Qu'avaient-elles donc en tête ?

Moi, je ne brillais pas ...Elles oui, je les avais ciré le matin même.

Des pompes d'un certain prix...

Elles m'avaient coûté les yeux de la tête.

Ah ! Ça allait leur coûter cher!

C'est vrai que je nageais un peu dedans, mais je voulais marcher en grandes pompes!

Tous le monde se retournaient pour me voir marcher à pieds à côté de mes pompes.

C'est sûr, elles me faisaient marcher !

A force de marcher à côté d'elles, j'ai eu un coup de pompes!

Ah ! Les saletés! Elles voulaient me faire mourir, ces pompes ...funèbres!

Au bout d'une heure, j'en avais plein les bottes.

J'étais tout retourné... de la tête aux pieds...

J'avais la tête à l'envers!

Je me suis dit:

«  Mon pauvre ami, tu marches sur la tête. »

Alors je me suis regardé de bas en haut.

Évidemment !

Je marchais sur la tête à côté de mes pompes...et en plus avec des bottes pleines.

Les gens se retournaient sur mon passage.

Ils me dévisageaient des pompes à la tête en passant par les pieds....

Et au bout de deux heures, j'étais fatigué... les pompes aussi.

A force de leur donner des coups de pied, elles avaient un coup de pompes.

Je me suis arrêté pour réfléchir à tête reposée.

J'ai pris mon pied, d'abord le droit, puis j'ai repris mon pied, cette fois-ci le gauche pour avoir les pieds sur terre.

Prendre mon pied deux fois de suite, ça m'a remis la tête à l'endroit!

Cette histoire m'avait ni queue, ni tête.

En réalité, j'étais hors de moi...c'est pour cela que j'étais à côté de mes pompes !

A force de marcher je me suis aperçus que j'étais dans une rue que je ne connaissais pas.

Arrivé au fond ...car la rue avait un fond...

Oui mesdames et messieurs...

Vous allez certainement me demander : « comment savez-vous que c'était le fond ? ».

Et bien plus je m'enfonçais dans la rue, plus c'était sombre..

A la fin j'étais dans le noir ! J'ai touché le fond …

C'était un mur !

J'étais au pied du mur ! J'étais dans une impasse ! Forcément !

De plus ce mur m'était inconnu... Il ne me disait rien !

Ce n'était pas le mur du son.

Celui-là, je l'aurai entendu... Forcément !

Je chuchote car ce n'est pas parce qu'il ne parle pas qu'il n'entend rien.

Vous n'ignorez pas que les murs ont des oreilles !

Il se pourrait que celui-ci entende tout ce que je vous dis ! Forcément !

Mais par son silence, un mur peut vous révéler beaucoup de choses !

C'est pourquoi je décidais d'en faire le tour pour voir ce qu'il y avait derrière ! J'avais beau faire les cent pas, de long en large...

C'était sans issue ! Forcément !

A un moment, j'ai pensé faire le mur....

Mais il était déjà fait et comme ce qui est fait n'est plus à faire...

J'y ai renoncé ….Forcément !

C'est alors que je me suis surpris à me lamenter …. devant un mur !

Forc...

Plus je me lamentais moins je comprenais !

Et le mur des lamentations s'est transformé en mur d'incompréhension !

Et là, j'ai fait face au mur en lui tournant le dos !

Et comme j'étais dos au mur, j'ai jeté un oeil par dessus mon épaule et soudain mon oeil était passé de l'autre côté du mur !

Ça m'a donné à réfléchir ...Forcément !

Je me suis machinalement appuyé contre le mur et … hop! Je me suis vu passer au travers !

Vous ne pouvez pas savoir ce que c'est que de passer à travers un mur ! La jouissance qu'on éprouve !

J'ai enfin compris qu'il n'y avait aucun chemin au delà de ce mur qui bornait mon esprit et que les seuls murs qui sont impénétrables sont ceux dont on s'entoure soi-même ...Forcément !

Alors j'ai remonté la pente et je suis rentré chez moi !

Et là je croise mon voisin qui m'interpelle pour me demander si ça va …

je lui prête l'oreille ... Il l’a gardée !

Il y a des jours où tout va mal !

Mon voisin n'en fait toujours qu'à sa tête !

Faut dire qu'il est entêté …

Si, si, je vous l’assure, il l'est tellement qu'il marche sur la tête !

Enfin pas tout le temps…

Le plus souvent, il marche sur les pieds…

Surtout les miens !

Mais quand il marche sur la tête, on ne s’en aperçoit pas tout de suite.

C’est quand il est à côté de la plaque que ça se voit le plus …

Il arrive, il la contourne en baissant la tête… Là comme ça…

Alors au bout d’un moment il a la tête à l’envers …

Même que l’autre fois, il a failli la perdre.

Il n’avait plus la tête sur les épaules !

Il était tout retourné.

- Ca ne va pas ?

- Non, je suis au bord du précipice..

Moi, je ne voyais rien. A part qu’il était à côté de la plaque…toujours la même !

- Vous ne risquez rien la plaque est fermée.

- Vous croyez ?

- Vérifiez vous même …

Et c’est en se penchant pour vérifier qu’il a perdu son équilibre !

Finalement, je prends ma voiture pour aller travailler...

Elle ne démarre pas !

J'en étais sûr ! Tel un chêne, je ne me laisse pas abattre.

Je décide de trouver la panne, j'ouvre le capot...Je mets mes mains dans le cambouis.

Je ne les ai pas retrouvées.

Il y a des jours où tout va mal !

A Midi, vue l'heure, je n'ai pas le temps d'aller travailler

A midi ,moi , je mange ! D'autant plus que je n’avais rien dans le ventre.

Je vais au restaurant ...

La table était mise, bien mise. Elle était mise sur son 31.

Le couteau, la fourchette, le verre et l’assiette étaient placés comme il se doit.

Soudain, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais ils ont commencé à parler à mots couverts.

L’assiette était toute blanche. Le verre, à l’écart, paraissait solitaire.

Mais la conversation était à couteau tiré !

C'était un coup à faire se dresser la table.

Mais c’était déjà fait. Il fallait la retenir, elle, réservée d’habitude !

La fourchette se piquait à chaque parole. Le couteau était tranchant dans ses réponses. Personne n’osait lui couper la parole.

L’assiette, elle, ne voulait pas en faire tout un plat mais elle n’en perdait pas une miette.

Le verre, dans son coin, buvait du petit lait.

Et la cuillère, qui ne tenait pas en place, ne voulait pas se mettre à table.

La serviette menaçait de donner un coup de torchon.

Et puis, ça s’est calmé.

Ils avaient décidé de faire table rase du passé.

Alors je me suis mis à table, là où mon couvert s’était dressé quelques minutes au paravent.

Je commande une assiette garnie... Quand le garçon me l'apporte, je constate que je n’étais pas dans mon assiette...

Alors je n'y ai même pas touchée !

C'est à ce moment-là, mesdames et messieurs que je me suis aperçu que j’allais droit dans le mur au risque de me casser le nez !

A constater tout ça, les bras m’en sont tombés et j’étais sur les rotures.

Alors avant de perdre la tête, je suis rentré chez moi et je me suis recouché ...dans des draps propres …pour éviter d'être dans de sales draps !

Il y a des jours où tout va mal !

Demain sera un autre jour…

Le lendemain, j'ai décidé de faire le point.

Alors je me suis appliqué.

Au début, j'ai fait un point de côté. Mais comme j'étais mal, j'y ai renoncé.

C'était mon point faible.

Alors, j'ai refait le point.

Et là, je me suis aperçu que je me posais beaucoup de questions.

J'en étais à un tel point d'interrogation que j'ai renoncé.

Finalement, je me suis arrêté sur un point d'équilibre.

Alors, je n'ai plus bougé plus.

Au bout d'un moment, j'ai eu des crampes.

Alors, j'ai sauté sur le point que j'avais laissé de côté et dans mon élan je me suis arrêté là, en suspension... J'en étais au troisième point. Celui-ci arrivait à point nommé !

Alors je l'ai attrapé et je lui ai dit:

« Tu es le point que j'ai décidé de faire. Alors restons-en là. Un point c'est tout. »

Et là, toutes mes questions se sont résolues, j'avais dépassé mon point faible et même mon point de côté n'était qu'un lointain souvenir. J'étais arrivé à un point d'équilibre.

Donc j'ai mis un point final à ce que vous venez de lire.

 

                                                                    JPE   Contenu protégé par copyright

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commentaires

Olivier de Vaux 12/03/2012 07:58


Une fois de plus, un régal ! Ah comme je voudrais avoir une capacité de mémorisation suffisante pour dire tes textes. Je me contente de les lire à voix haute pour mieux savourer.

Jean-Pierre 24/03/2012 18:00



Merci de tes mots ...cher Olivier ... Moi aussi j'ai du mal à mémoriser mes textes ...et je les réécris souvent " en les disant à haute voix mais dans ma tête et de plus c'est Devos qui parle"
...c'est fou ça !!!


Amicalement



enriqueta 07/03/2012 14:36


Ah! Bravo! Quelle énergie! 

Jean-Pierre 24/03/2012 17:47



Merci ...à bientôt !



jill bill 06/03/2012 10:34


Tu n'es pas resté muet comme une carpe sur ce défi !  Clap clap... Bonne semaine J-P !  JB

Jean-Pierre 06/03/2012 11:03



Je ne suis pas " The Artist " !


Bises



mamie Claude 05/03/2012 18:30


Excellentissime, quel défoulement, mais j'y pense ... à midi tu devais avoir l'estomac dans les talons ! Bises

Jean-Pierre 06/03/2012 11:02



Tout à fait ...Bises !



coco 05/03/2012 17:53


je ne veux pas rajouter de l'huile sur le feu,mais nous pensons que le verre plein d'eau dans lequel tu mire ,n'attend quela goutte de trop ne vienne mettre le feu aux poudres.Alors quant aux
points(du plus fort au plus faible en passant par le G ___centre de gravité je vous rappellle)il faut lla suspantion et tiraier un traitdont les deux bouts attendraient l'union ,ainsi les traits
seraient tirés par les cheveux ...........ça deveient trop long et sans queue ni tête!


            signé: la bande à Moebius;               
ciao

Jean-Pierre 06/03/2012 11:02







Mitsuko 05/03/2012 17:06


Bonjour Jean-Pierre,


Evidemment je ne peux qu'aimer ce grand article là qui m'a bien fait rire alors merci à toi.


Ca m'a fait un bien fou ...


Bon lundi à toi, mais pas sous le soleil chez moi, mais sous la pluie.


A bientôt. Bisous, bisous.


Ton amie sincère, Mitsuko

Jean-Pierre 06/03/2012 11:02



Bonjour même s'il est pluvieux ...


A plus



marie chevalier 05/03/2012 14:28


Là tu as fait fort et  les jeux de mots sont  un délice  .Bravo à toi


bonne  journée  Marie

Jean-Pierre 06/03/2012 11:01



J'ai mélangé plusieurs textes déjà écrits ...


Merci Marie et à bientôt !



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